Vous (texte)

Je regarde le ciel en pensant à vous
qui êtes si loin mais si proche de nous
le temps est lourd de votre absence
qui toujours me rappelle votre présence

Là-haut, il y a peut-être une autre vie
mais ici c’est toujours pareil
vous n’êtes pas là à mon réveil
et je vous cherche dans la nuit

Je m’ennuie de vous chaque jour
et dans mes chansons je vous dédie cet amour
que j’ai pour vous sans fin
hier avec vous, était si bien

Votre souvenir à ma mémoire est si doux
je ne me suis jamais éloigné de votre sourire
la vie à vos côtés était comme un bijou
dont j’ai du mal à me départir…

Vous, que le destin a arraché à mon coeur
Vous, qui avez été, un oncle, une soeur
Vous, que je pleure
Entendez-vous ma douleur

Vous, qui êtes parti sans adresse
Vous, qui êtes parti et moi qui reste
Vous, qui m’apercevez de l’Everest
Voyez-vous ma tristesse

Vous, qui m’avez comblé d’amitié
Vous, qui avec moi à cette table avez chanté
Vous, avec qui j’ai partagé tant de souper
Savez-vous que je ne vous ai pas oublié

Vous, à qui peut-être je n’ai pu dire au revoir
Vous, qui me regardez à travers ce miroir
Vous, qui d’en haut pouvez m’apercevoir
Pouvez-vous me croire

Je m’accroche à tout ce qui me rattache à vous
vous, mes anges-gardiens qui m’avez donné tant d’amour
je pense au jour ou cela sera mon tour
serez-vous là pour m’accueillir du haut de votre tour

Là-haut semble si loin et si proche à la fois
le grand départ me fait peur
en temps venu j’y ferai face avec honneur
avec vous pour me guider dans la foi

Je m’ennuie de vous être cher
qui m’avez tant donné de votre vivant
vous que j’ai mis en terre
j’observe le ciel et dans chaque étoile je vous prends

Vous dont la voix me manque
sans vous ici tout est si différent
je tends l’oreille très souvent
et je vous entends parmi le chant du vent…

Vous, à qui je n’ai peut-être pas dit je t’aime
Vous, qui êtes parti beaucoup trop tôt
Vous qui m’avez passé le flambeau
je vous envoie ce poème
et des milliers de je t’aime

Par Josée Leclair (17 novembre 2016)

Prière (texte)

Dans la prière je trouve refuge malgré l’insensé
Et malgré la peine inachevée
Remercie pour tout ce qui m’a été donné
Mais sans oublier ce qui m’a été enlevé

Pas mon âme c’est certain
Ni mon intégrité demain
Pas mon sourire s’est assuré
Ni la douceur de mes pensées

Dans la prière je réclame ce que j’ai perdu
Mais apprécie le temps que j’ai eu
Sur ton chemin qui a été le plus beau des parcours
Malgré la surprise dans le détour

Ni rebelle ni mesquine
Pas celle qui chagrine
Ni celle qui abîme
Seulement celle qui inspire

Dans la prière je demande la paix de nos âmes
Celle qui de par sa magie transporte nos rêves
Et qui sans recul amène la trêve
Sur nos routes qui affament

Dans la prière je pardonne les blessures
En tirant un trait sur tant de murs
Qui nous sépare par l’usure
Du temps et des murmures

Texte de Josée Leclair (2014)

La rose blanche (texte)

La rose blanche que je t’ai donnée s’est fanée
de toutes ses notes que je n’ai pu chanter
est-ce la fin d’une belle amitié qui aurait été
le début de ce que tu n’aurais pu imaginer

La rose blanche que tu n’as pas arrosé
qui n’a jamais eu d’épines
s’est presque effondrée sous une vitrine
brûlée par tant d’espoirs que tu as verrouillés

Tu ne le sais pas encore mais elle dort…
pendant que tu chantes, elle rêve de musique
viendras-tu la réveiller, toi qui as tort
De la laisser mourir, elle qui pourtant est unique…

Tu ne le sais pas encore mais elle est si belle
par son courage, démunit de ce qui est artificiel
elle brille malgré les tourbillons de vent
que tu lui envoies, elle tient malgré le temps…

La rose blanche que je t’ai confiée
en signe d’amitié, sombre dans l’oubli
par manque d’empathie, elle s’ennuie
et les feuilles commencent à s’abîmer

La rose blanche qui a su voyager
à travers tant d’intempéries
est toujours là dans ta porte d’entrée
là où tu l’as laissé

Tu ne le sais pas encore mais elle rêve de mélodies
pour s’épanouir, elle a besoin de ta lumière
la rose blanche qui sans un bruit
demeure sincère

La rose blanche qui s’est fané
malgré tout est toujours à tes côtés
cette rose dont le coeur à l’immense bonté
tu ne le sais pas encore mais c’est moi en réalité…

Josée Leclair (18 juin 2016)

Non (texte)

Non, il n’y aura pas de froid
tant d’hivers sont passés pourtant
mais le gel n’aura pas eu raison de moi
fini les tournois, fini les tourments

Non, il n’y aura pas de pleurs…
car mes yeux vivent de lueurs
les océans ne sont pas ma vie
ton charme ne m’aura pas tout pris…

Non, je ne suis pas celle qui triche
et je ne suis pas celle qui s’affiche
mais pour toi je l’ai fait
mais toi qu’as-tu fait?

Non, dis-moi que le destin s’est trompé
que la partie n’est pas une réalité
comme un jeu, je bois tes paroles
tout en gardant sur moi une boussole

Non, je ne perdrai pas mes rêves
je suis celle qui dans ses bras enlève
les défaites, les peurs, la grève
Je suis celle qui soulève…

Non, il n’y aura pas de trêve
mais il n’y aura pas de guerre
comme un chemin de fer
je relève le temps et remue la terre

Non, dis-moi que notre amitié était bien réelle
tu sais, la vie n’est pas éternelle
mais pour nous, il y aura toujours un ciel
qui s’éveille, si tu le souhaites, je serai celle

Non, je ne perdrai pas cette étincelle
qui en moi gagne du terrain
chaque jour n’est pas vécu en vain
je suis celle qui te fera voir demain…

Non, il y a toujours des mots pour dire
tout ce qui semble impossible à lire
Dis-moi que cela peut suffire
pour inviter l’imprévu à se produire…

Non, il n’y aura pas de froid…
les vagues m’ont ramené à bon port
Non, il n’y aura plus de moi en quelque part…
Je retourne chez moi…sans toi.

Texte de Josée Leclair (29 décembre 2017)

Le regard (texte)

Le regard

Le regard nous dit bien des choses
celles qui se cachent au fond d’un puits
les yeux parlent quand le coeur n’ose
et que l’âme s’agite sous la pluie

Il y a des blessures qui font plus mal qu’un coup de poing
il y a des mots qui tuent sans témoin
ceux qu’on nous dit en coin
le regard est une porte qui ne se ferme point

Les paroles sont des armes redoutables
elles peuvent faire le bien mais le mal aussi
mes yeux ne sont pas imperméables
mais le mal n’aura pas mon âme sans un cri

Le regard est comme une arme
qui ne fait pas de vacarme
il dit tout sans un bruit
il nie tout comme il détruit

Le regard, il peut être sourd malgré la rage
et tout prendre même quand on dit non
Le regard, peut tout emporter sur son passage
pourtant j’avais dit non

Comment faire pour oublier ce regard?
et si je parle, que ferais-je demain?
Ce regard, sera-t-il ma fin?
au moins je ne supporterai plus les mains
celles dont je ne voulais…

Le regard on peut s’y noyer dedans
on donne sa confiance puis vient la méfiance
s’éloigne la transparence et les beaux moments
pour faire place au silence

Le regard nous dit bien des choses
de la peine, de la colère et des mots éteints
même si encore je m’oppose
il revient comme un refrain

Un regard ne s’oublie jamais…
il se couche sur mon corps comme hier
je lui demande de partir avec l’hiver
pour qu’il emporte ce froid, ce regard de fer.

Texte de Josée Leclair (1 décembre 2017)

J’abandonnerai (texte)

J’abandonnerai (si tu me le demandes)

Je suis là comme toujours
en silence, derrière des écrits
une simple main pour dire bonjour
voilà ce que je suis…

Je me fais encore petite
même si parfois je grince des dents
tes mots rendent ma visibilité réduite
ça me prend par en dedans!

Comme toujours, je fais demi-tour
je lis, c’est le roulement de tambour
tu m’as encore joué un tour
ce n’est vraiment pas glamour!

Non je ne quitte pas pour St-Tite
et je ne vais plus t’écrire vite, vite
je n’irai pas te faire de visite
il faudra que tu changes ta conduite!

Refrain :

J’abandonnerai si tu me le demandes
ne m’appelle surtout pas, la vie pourrait te surprendre
car devant toi je serai grande
je ne suis pas celle qui se décommande!

mais…

J’abandonnerai si tu me le demandes
laissent tomber les écrits, couleur de lavande
je m’envolerai vers la Nouvelle-Zélande
et nous ne serons plus qu’une légende!

J’abandonnerai si tu me le demandes
laisse-moi partir que j’oublie tout
je ne jouerai plus dans tes plates-bandes
Je ne suis pas celle qui se met à genoux!

J’abandonnerai sans réprimandes
car je sais que tu t’en fou
de ces années, de cette offrande
de mon amitié que tu n’as su prendre…

oublions tout…

Ce n’est pas facile la vie d’artiste
parfois j’ai envie de rester hors-piste
mais pour toi j’ai fait une liste
ne t’acharne pas à me rendre triste!

Je suis une fille remplie de passion
mais ce n’est pas mon genre l’adulation
je ne cherche pas ton attention
seulement une belle association!

J’abandonnerai si tu me le demandes
je ne suis pas celle qui marchande
même si c’est toi qui commande
moi je te donne une amende!

Je suis là même si c’est en Hollande
que veux-tu, je passerai toujours dire bonjour!
j’ai pris un forfait pour un séjour
pour la vie, si tu me le demandes…

oublions tout…oui…
oublions tout.

Texte de Josée Leclair ( 3 septembre 2017)

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joseeleclair.ca