Non (texte)

Non, il n’y aura pas de froid
tant d’hivers sont passés pourtant
mais le gel n’aura pas eu raison de moi
fini les tournois, fini les tourments

Non, il n’y aura pas de pleurs…
car mes yeux vivent de lueurs
les océans ne sont pas ma vie
ton charme ne m’aura pas tout pris…

Non, je ne suis pas celle qui triche
et je ne suis pas celle qui s’affiche
mais pour toi je l’ai fait
mais toi qu’as-tu fait?

Non, dis-moi que le destin s’est trompé
que la partie n’est pas une réalité
comme un jeu, je bois tes paroles
tout en gardant sur moi une boussole

Non, je ne perdrai pas mes rêves
je suis celle qui dans ses bras enlève
les défaites, les peurs, la grève
Je suis celle qui soulève…

Non, il n’y aura pas de trêve
mais il n’y aura pas de guerre
comme un chemin de fer
je relève le temps et remue la terre

Non, dis-moi que notre amitié était bien réelle
tu sais, la vie n’est pas éternelle
mais pour nous, il y aura toujours un ciel
qui s’éveille, si tu le souhaites, je serai celle

Non, je ne perdrai pas cette étincelle
qui en moi gagne du terrain
chaque jour n’est pas vécu en vain
je suis celle qui te fera voir demain…

Non, il y a toujours des mots pour dire
tout ce qui semble impossible à lire
Dis-moi que cela peut suffire
pour inviter l’imprévu à se produire…

Non, il n’y aura pas de froid…
les vagues m’ont ramené à bon port
Non, il n’y aura plus de moi en quelque part…
Je retourne chez moi…comme un soleil qui ne s’achève pas.

Texte de Josée Leclair (29 décembre 2017)

Le regard (texte)

Le regard

Le regard nous dit bien des choses
celles qui se cachent au fond d’un puits
les yeux parlent quand le coeur n’ose
et que l’âme s’agite sous la pluie

Il y a des blessures qui font plus mal qu’un coup de poing
il y a des mots qui tuent sans témoin
ceux qu’on nous dit en coin
le regard est une porte qui ne se ferme point

Les paroles sont des armes redoutables
elles peuvent faire le bien mais le mal aussi
mes yeux ne sont pas imperméables
mais le mal n’aura pas mon âme sans un cri

Le regard est comme une arme
qui ne fait pas de vacarme
il dit tout sans un bruit
il nie tout comme il détruit

Le regard, il peut être sourd malgré la rage
et tout prendre même quand on dit non
Le regard, peut tout emporter sur son passage
pourtant j’avais dit non

Comment faire pour oublier ce regard?
et si je parle, que ferais-je demain?
Ce regard, sera-t-il ma fin?
au moins je ne supporterai plus les mains
celles dont je ne voulais…

Le regard on peut s’y noyer dedans
on donne sa confiance puis vient la méfiance
s’éloigne la transparence et les beaux moments
pour faire place au silence

Le regard nous dit bien des choses
de la peine, de la colère et des mots éteints
même si encore je m’oppose
il revient comme un refrain

Un regard ne s’oublie jamais…
il se couche sur mon corps comme hier
je lui demande de partir avec l’hiver
pour qu’il emporte ce froid, ce regard de fer.

Texte de Josée Leclair (1 décembre 2017)

J’abandonnerai (texte)

J’abandonnerai (si tu me le demandes)

Je suis là comme toujours
en silence, derrière des écrits
une simple main pour dire bonjour
voilà ce que je suis…

Je me fais encore petite
même si parfois je grince des dents
tes mots rendent ma visibilité réduite
ça me prend par en dedans!

Comme toujours, je fais demi-tour
je lis, c’est le roulement de tambour
tu m’as encore joué un tour
ce n’est vraiment pas glamour!

Non je ne quitte pas pour St-Tite
et je ne vais plus t’écrire vite, vite
je n’irai pas te faire de visite
il faudra que tu changes ta conduite!

Refrain :

J’abandonnerai si tu me le demandes
ne m’appelle surtout pas, la vie pourrait te surprendre
car devant toi je serai grande
je ne suis pas celle qui se décommande!

mais…

J’abandonnerai si tu me le demandes
laissent tomber les écrits, couleur de lavande
je m’envolerai vers la Nouvelle-Zélande
et nous ne serons plus qu’une légende!

J’abandonnerai si tu me le demandes
laisse-moi partir que j’oublie tout
je ne jouerai plus dans tes plates-bandes
Je ne suis pas celle qui se met à genoux!

J’abandonnerai sans réprimandes
car je sais que tu t’en fou
de ces années, de cette offrande
de mon amitié que tu n’as su prendre…

oublions tout…

Ce n’est pas facile la vie d’artiste
parfois j’ai envie de rester hors-piste
mais pour toi j’ai fait une liste
ne t’acharne pas à me rendre triste!

Je suis une fille remplie de passion
mais ce n’est pas mon genre l’adulation
je ne cherche pas ton attention
seulement une belle association!

J’abandonnerai si tu me le demandes
je ne suis pas celle qui marchande
même si c’est toi qui commande
moi je te donne une amende!

Je suis là même si c’est en Hollande
que veux-tu, je passerai toujours dire bonjour!
j’ai pris un forfait pour un séjour
pour la vie, si tu me le demandes…

oublions tout…oui…
oublions tout.

Texte de Josée Leclair ( 3 septembre 2017)

J’irais (texte)

J’irais

J’irais vers des horizons
où il y a plein de chansons
que j’écrirais avec toi
si maintenant tu voulais, dis-moi

J’y parlerais de ces dix ans
qui a fait de nous un «je-ne-sais-quoi»
si nous ne sommes pas des opposants
est-ce possible d’être amis, dis-moi

Je réinventerais le mot présent
pour qu’aujourd’hui soit maintenant
J’irais vers toi différemment
J’irais vers toi plus doucement

Je remplacerais ce qu’on s’est dit
pour faire place à tous ces chants
bientôt je vais manquer de temps
à nouveau je ne serai plus ici

Refrain

J’irais jusqu’à nous
si le temps voulait
J’irais jusqu’au bout
si le vent tournait
J’irais jusqu’à vous
si seulement il savait…

J’irais, j’irais, j’irais…

J’irais jusqu’à nous
si l’instant me parlait
J’irais jusqu’au bout
si la vie voulait
J’irais au rendez-vous
si seulement, il y en avait…

J’irais, j’irais, j’irais…

J’irais au bout du monde
où il y a plein de musique
Je ferais une demi-ronde
et reviendrais pour que tu m’expliques

Je changerais tous les refrains
si tu voulais on ferait plus simple
j’irais vers tous ces lendemains
qui effaceraient les mots vilains

Je ferais plein de mélodies
que l’on chanterait sans préavis
ça ne sert à rien d’être indécis
être amis ce serait bien

Refrain

J’irais jusqu’à nous
si le temps voulait
J’irais jusqu’au bout
si le vent tournait
J’irais jusqu’à vous
si seulement il savait…

J’irais, j’irais, j’irais…

J’irais jusqu’à nous
si vraiment tu savais
J’irais jusqu’au bout
si la vie voulait
Je serais au rendez-vous
si seulement tu me parlais…

pour vrai, pour vrai, pour vrai…

Texte de Josée Leclair ( 3 septembre 2017)

Est-ce que je t’ai déjà dit (texte)

Est-ce que je t’ai déjà dit
que ton regard m’éblouissait
Que ton amour est parfait
pour moi, il me comble comme tu sais…

Est-ce que je t’ai déjà dit
que ta pureté m’enlaçait
Ton âme évoque ses attraits
quand tu m’emportes là où tu sais…

Dans un monde où l’amour nous fuit
T’ai-je déjà dit comme tu me plais
Malgré la pluie et les marais
tu m’émerveilles sans répit

Est-ce que je t’ai déjà dit
merci d’être resté dans ma vie
Quand je m’égare tel un délit
je t’en prie, reste à moi unit

Est-ce que je t’ai déjà dit
que ta bonté m’enchantait
Elle est ma force sans un cri
tel un silence qui ne s’oublie…

Oh! oui je t’aime tu le sais!
Mais comment te dire cet amour
qui me complète sans détour
Oh! oui je t’aime tu le sais!
Pour moi tu es le seul parcours
qui se fait sans demi-tour

Est-ce que je t’ai déjà dit
combien pour moi tu comptais
Dans mon corps c’est la folie
lorsque nous sommes vis-à-vis

Est-ce que je t’ai déjà dit
à quel point je t’aimais
Ton amour est mon pays
dans lequel je serai à jamais
tel est mon souhait…

Texte de Josée Leclair (8 mai 2016)

T’aimer (texte)

Est-ce que je dois t’hair ou t’aimer
En moi c’est la guerre
Qui se déclenche à la pensée
De tes aveux qui ont tant tardé

Est-ce que je dois t’aimer ou t’hair
En moi c’est comme un ouragan
De vagues qui se dispersent pour ensevelir
Tes mots blessant tel un volcan

Il y a des hommes qui ne sont pas des hommes
Comme des femmes qui ne sont pas des femmes
Toi es-tu un homme pour avoir détruit mon âme
Moi qui était sans arme

Je ne sais pas si je dois t’en vouloir
Ou au contraire t’aimer de désespoir
Dans mon coeur c’est le dilemme
Mais je crois que tu n’en vaux pas la peine

Il m’arrive de me demander
Si parfois tu penses à cette chance
Que tu m’as enlevé dont tu m’as privé
Par tant de résilience

Laisses-moi croire que tes intentions étaient pures
Toi dont le coeur semble si dur
Car même si entre nous il y a un mur
Je ne peux croire à ta vraie nature

Après toutes ces années dois-je t’aimer ou t’hair
Toi qui m’as enfin avoué ne rien ressentir
Il y a des hommes qui ne sont pas des hommes
Et des femmes qui se réveillent pour mieux partir

Texte de Josée Leclair (2014)

 Page 1 of 5  1  2  3  4  5 »
joseeleclair.ca